Histoire comparée de la robotisation en France et en Allemagne.

2018-06-18T21:04:32+00:00 18 juin 2018|Catégories : Blog|Mots-clés : , , |0 commentaire
--Histoire comparée de la robotisation en France et en Allemagne.

Le robot est-il l’ennemi de l’emploi ?

La France était en avance en taux de robotisation dans les années 80.  Aujourd’hui elle est à la traîne.

Revoyons tout ceci avec une petite leçon d’histoire de l’industrie comparée en France et en Allemagne après notre dernière visite chez Bosch. BOSCH vous connaissez les marques grands public  mais BOSCH est le plus gros TIER 1 de l’industrie automobile avec 70% de son CA dans ce secteur.

BOSCH est à l’origine de cette terminologie “industrie 4.0” lancée à la foire d’Hanovre avec SAP pour sortir de la crise en 2010. En pleine crise, la famille  BOSCH toujours très présente au travers de sa fondation, avait des raisons d’être inquiète avec ses 270 Usines à travers le monde dont beaucoup dans des pays à haut coût comme l’Allemagne ou  la France .

“Industrie 4.0”  doit leur permettre de rebondir et de ne pas fermer leurs usines dans les pays occidentaux en poursuivant et terminant l’automatisation avec un gain espéré de 30% en productivité. Ce gain est en bonne voie d’être atteint en 2020. De plus, aujourd’hui, ils vendent des robots et de l’intégration dans toutes les industries : ils commercialisent ce qu’ils ont réussi à mettre en place chez eux.

Industrie 4.0- RobotisationLogiquement, industrie 4.0 venait après “industrie 3.0” qui était le déploiement de robots un peu partout. Maintenant avec 4.0, on connecte tous ces robots, tous ces outils à interface digitaux (en passant par les SCADA : attention aux failles de cybersécurité)  pour faire des usines des vrais systèmes que l’on monitore et piloté à distance.

Bosch, qui n’a jamais ralenti son effort pour rester à la pointe dans son domaine, lorsqu’il lance industrie 4.0 est déjà bien équipé en 2009 avec un superbe ERP très bien fait, du CMS, du SCM… bref avec un backbone informatique costaud.

En France c’est moins le cas.

Pour illustrer le désamour des Français pour leur industrie, deux comparaisons dans le temps:

  • 1998 la France et l’Allemagne avait chacune proche de 20 % de leur PIB venant de l’industrie et aujourd’hui on est en Allemagne à 23%  et nous en France on est tombé à 10 %
  • Dans cette même période, si on compare les chiffres du nombre de robots dans l’industrie en Allemagne on est passé de 20 000 robots à 190 000 robots et nous en France  nous sommes passés de 20 000 à 30 000 robots sur la même période (pas d’industrie 3.0 en France)

Et vous connaissez tous les chiffres de chômage comparé.

Comment expliquer cela ?

A la mort de Georges Besse, il y a eu un changement de politique. La France, contrairement à l’Allemagne a un taux de natalité supérieur et a choisi de brider la robotisation pour réduire la casse côté chômage. L’Allemagne, au contraire, a poussé la robotisation pour réduire le besoins en immigration.

Sur le plan stratégique, ce choix nous rappelle une vérité : on ne lutte pas contre le progrès, on s’y adapte.

Aujourd’hui, ce problème, remis à plus tard, devient pesant, mais la recherche de solution devient enfin moins tabou. Cela concerne le pacte social et la monnaie, c’est à dire des pièces centrales de nos institutions.

Cependant, nous pouvons considérer que le fait d’avoir attendu nous permet de réagir en ayant une vision plus précise de ce qu’est une société numérisée… et si nous sommes efficace, essayons de faire un leapfrog en industrie en construisant une solution robuste en terme de Cyber.

InnoCherche – Juin 2018

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